V  I  E   livre 1 – L’asquatation, 2021

 

Des jeunes gens, maintenant, dans un squat de ruines et de vestiges, oublié en haut d’une butte hors d’atteinte ; chacun orphelin et amnésique des années d’avant son réveil ici, il y a quelques années. Réveillés dans ce lieu à leur sortie de l’adolescence par une figure impressionnante, un homme bâti de récits et langues qu’il est le dernier à connaître.

Qui transmettra une lignée vers le secret de toute chose, de l’univers manifesté, et sa clé.

 

Ils partiront, plus tard ils reviendront.

 

Esteria était une chanson pour la parole. V I E est une chanson de geste.

 

L’asquation est le premier livre, des cinq livres du cycle V I E.

 

 

Né en 1976, François Richard a publié trois livres entre 2003 et 2009 : Vie sans mort (Voix éditions), Esteria (Le Grand Souffle), Loire sur Tours (Le Chasseur abstrait), et dans plusieurs revues pendant cette période, où il a aussi participé au lancement des éditions Caméras Animales. Son influence exacte serait un livre qui s’appellerait Illuminations en enfer… Egalement compositeur rock, il a poursuivi, chaque nuit depuis, sa quête d’un Graal à la lisière du son et du sens, dont le cycle V I E est l’émergence de la rosée sur laquelle ces nuits l’ont bâti. 

 

http://www.legrandsouffle.com/site-edition/edition

 "C'est prodigieux, et envoûtant, du grand art et du beau style mais dans l'immédiateté d'une conversation secrète avec un autre qui devient soi" (Benoît Gréan, L’intranquille n°22)

« (…) un chant dont le langage, qui convoque tous les sens (vue, son avec la musicalité de la langue, toucher), s’apparente à une prose poétique qui accompagnera furieusement (par la « furor » de l’aède) le lecteur transporté encore longtemps. […] Plus qu’un livre, L’asquatation est une expérience vitale fondée sur le Souffle du Verbe. » (Olivier Stroh, Lettres etc. )

"Encore un rêve, celui d’imaginer, malgré nous, ce que ce monument de prose romanesque finira par imposer à l’art d’écrire, mais pas seulement à la poésie (inévitable ou inadmissible selon) : c’est l’art du roman qui risque d’en être changé." (Patrick Cintas, Revue, d’Art, de Littérature et de Musique (RAL,M)

« vous pensez (…) à un livre sur les pouvoirs de l'esprit humain. Et vous commencez à comprendre. Pensons à cette idée que le fait en soi-même d'écrire un livre est un acte de portée métaphysique, c'est-à-dire un geste capable d'exercer une influence sur le monde. Nous savons maintenant que quelque chose se joue, là et maintenant à toujours.

L'on ne peut lire V I E sans évoquer l'Ulysse de Joyce (…) Au fond Bloom n'est guère différent de l'Ulysse d'Homère. Toute l'analyse de Joyce passe par la mise en langage de son roman. Les paragraphes dans lesquels on se plonge révèlent à chaque fois un monde différent, vous donnent l'impression de voyager d'île en île, chacune dévoilant une autre facette de toute vision. Pourtant à chaque fois malgré la profuse diversité des univers apparus, le lecteur reçoit l'impression qu'il est en présence d'un des points géodésiques de l'essentiel. »

Damie Chad, Chroniques de pourpre du 19 janvier 2022

"C'est bouleversant et émouvant. [...] Il faut lire avec chuchotements. Ces gens nous parlent à travers un voile : celui des années à venir, celui qui nous sépare d'une autre dimension, celui qui nous a échappé à l'adolescence, celui des rêves, peut-être tout simplement." Sylvain Nicolino,   Obsküre.com

 

"Ce récit éclaté et inventif [...] nous donne à voir un monde dans lequel l’homme a les moyens de s’affranchir de ses limites" Fabrice ThumerelLibr-critique

"Sont atteints les appareillages d'un messianisme  au delà des brumes du réel  là où l'imaginaire s'enfonce vers des Illuminations en enfer par un obsessif soleil noir. Existe là un souffle littéraire qui manque souvent à la fiction. Ici elle déboîte l'avenir là où tel un nouveau Roland l'auteur fait bramer son olifant." (Jean-Paul Gavard-Perret, "les soulèvements", Le Salon Littéraire)

 

"Toujours est-il que Fran­çois Richard libère des constel­la­tions. Il y a là des sur-vivances plé­tho­riques et enjouées dans un car­na­val poé­tique et qua­si­ment visuel, musi­cal, voire tactile.[...] Nous sommes dans des visions génia­le­ment sur­réa­listes et leurs expres­sions sont à la même hau­teur. La langue est riche, sur­pre­nante et claire dans cette masse qui mélange la transe et l’ascèse." (JPG-P, "La transe et l'ascèse", Lelitteraire.com

 

"Lire cette respiration, c’est aussi respirer avec ce poète hors norme, le rejoindre dans sa quête, et s’étourdir avec lui dans la danse d’un verbe qui nous appelle à revenir au vivant" (Régis Nivelle, Lithoral)

 V I E le grand souffle de François Richard, une interview par Maximilien Friche sur mauvaisenouvelle.fr 

 

L’ « interview intempestive » sur Litteraire.com, par Jean-Paul Gavard-Perret

Esteria

 

Éditions Le Grand Souffle, 2007

 

    «Esteria / Hephaïstos, même combat, même forge. Le rire de Joyce refondant le langage. Précision d'orfèvre, fièvres d'or pur, dentelles de vocables serties d'un tintement inouï. Des phrases électriques giclent et nous brûlent les doigts comme des serpents de feu. Esteria n'est pas à lire. Mais à dévorer. Sa poésie se donne à lire comme un sanglot de chair, un fragment de cri, un envol d'oiseau dans la tempête furibonde des mots et des affres de la vie.»

André Murcie, Situation critique! n°1, partie 1partie 2

 

    «François Richard réussit le livre que tout amateur - ou expert es poésie rêverait d’écrire, le pont parfait entre les anciens et les modernes, les références qui ont fait l’histoire poétique et l’énergie, la lucidité et les questionnements d’aujourd’hui.»

Frédéric Vignale, Le Mague.net

 

    «La beauté de la langue de François Richard ne tient pas aux déplacements opérés par la représentation métaphorique, mais à sa manière de lier ce premier travail à celui d’une effraction de la langue, d’une torsion, de coupures sans sutures qui viennent l’accélérer, l’accidenter, la provoquer au sens.»

Philippe Boisnard, Libr-critique

 

 

    «Esteria, une Epochée vibratoire phonématique où la forme textuelle qui en émane, révèle prodigieusement le sens profond des traces et impacts laissés par une langue orageuse, toute crépitante d’arcs […] les éditeurs du Grand souffle ont honoré un très grand texte tonal.»

Régis Nivelle, Revue d'Art, de Littérature et de Musique, article migré vers Lithoral.

 

 

    «Lire François Richard est assister à la geste tourmentée d’une écriture qui parie sur l’origine : l’horizon en travers du corps, au rebours de toute attente.»

 

Tristan Felix, La Passe n°5, à lire notamment pour la traduction Pasteria.

 


 

Loire sur Tours

 

Éditions Le Chasseur Abstrait, 2009. 

 

    «Deux passions illuminent l’œuvre de François RICHARD : la langue et le texte. Ses livres proposent toujours un parcours à la fois lyrique - don de la langue -, et narratif - art de l’expérience. LOIRE SUR TOURS est étrangement fluide, vrai et faux, facile et complexe, phlogistique de l’égarement et de l’équilibre, mais aussi solide qu’un métier arraché à l’existence. Les photographies de Christophe LAURENTIN s’appliquent avec non moins d’étrangeté romanesque à cet itinéraire soigneusement mis en page.»

 

L'entretien de sortie du livre est  

Vie sans mort

 

Éditions Voix, 2003

 

 

    «L’exigence du travail de François Richard a abouti à la publication de Vie sans mort chez Voix éditions. Texte portant en lui la prolifération d’une pensée en crise tétanique d’existence.»

Philippe Boisnard, Libr-critique

 

    «C’est un livre à vif. C’est là un chantier d’écriture d’une extrême densité, semblable à celui d’un mineur de fond. […] Oui, seuls les mots peuvent prétendre à l’absolu. C’est en tout cas le défi que leur lance cet écrivain d’envergure.»

 

Alain Helissen, La Polygraphe n°30-31

 

 

    «L’auteur tente l’impossible : faire percevoir d’autres sensations. Il y parvient ! Un premier livre qui révèle un écrivain fort.»

 

Françoise Favretto, Chroniques errantes n°20

 

 

    «François Richard, c’est l’ascèse royale de la rébellion. Il s’agit de se révolter contre soi. Au moment où la plume perfore le papier, la société n’existe plus. Il faut se défaire de toutes ses pelures subsidiaires. Ne pas voir le mal, chercher le mythe. Se lancer à âme perdue dans la vie, pour mieux se dépouiller de son corps. Lorsque l’on a tordu le cou à la dernière des chimères, il reste encore l’étincellement du dieu unique qui ressemble à s’y méprendre à son propre reflet.
Toute royauté humaine est de droit divin. L’écriture est le sceau. Les versets sont déversés. Comme autant d’écailles arrachés au roi-serpent qui s’insinue en nous. Nous avons toujours l’impression que derrière notre derme, c’est le monde qui est nu. Vie cent morts de nos métamorphoses idéelles. Le poète s’illimite. Mon royaume pour un Serpent. Ou j’expire sur Cène.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Richard cœur de François ne se renie pas. Si le poète est un dieu, le dieu ne serait-il pas un poète ? Ce premier livre est aussi le premier livre.»

 

André Murcie, Bucéphale n°11


    «C’est NUS que nous devrions entrer dans le Texte, sans armes et sans bâton de pèlerin. Mais NUS nous ne sommes plus. Au fil du Texte irradié, nous déposons les armes. Cette lecture nous dépouille, oui, mais nous ne capitulons pas. Car la lâcheté de nos trêves routinières nous explosent à la gueule, ces radiations les piétinent… Entre le poème apostat et ma lecture hérétique, des inteférences et des alliances. […] Je ne veux plus être sourde aux cliquetis des chaînes, je veux entendre le bruit métallique des fers croisés.»

Axelle Felgine, Aux textes irradiés, hommage à certains livres dont Vie sans mort, à venir sur le site des éditions Le Mort Qui Trompe vers 2007, avant que ce site et ces éditions ne disparaissent en ne laissant quasiment aucune trace.

 

    «Une tension rimbaldienne menacée par les gouffres anorexiques.»

Daniel Leuwers, Autre Sud (automne 2003)

 

 

    «Texte étonnant qui ne se laisse pas lire, tout y est tellement compréhensible qu'on se passe du sens. C'est pourtant le livre d'un jeune écrivain. […] Ce livre a la puissance d'un cante jondo: le corps se plie quand le texte se plie et c'est un bon moment au fond.»

 

Patrick Cintas, RAL,M n°20 (bas de page